2026-09-17 02:38:57 - mortalité - Ce bilan est voué à s’alourdir puisque les chiffres doivent encore être consolidés, et parce qu’il ne prend pas en compte l’été entier. La période de surveillance va du 1er juin au 15 septembre
Un bilan qui ne cesse de s’alourdir, et qui n’est toujours pas définitif. L’été le plus chaud jamais vécu par l’Hexagone depuis 1900, avec sa succession presque ininterrompue de canicules, a fait près de 8.000 morts en excès, selon des données provisoires des autorités sanitaires.
Lors du plus long épisode de chaleur jamais enregistré sur le territoire, du 27 juillet au 20 août, au moins 817 décès excédentaires - qu’on ne peut pas encore imputer à la chaleur avec certitude - ont été comptabilisés par Santé publique France (SpF), qui a livré mercredi son nouveau bilan.
« Des épisodes de canicule presque en continu »
Cette troisième vague de chaleur de l’été, qui a frappé près de 90 % de la population hexagonale, a toutefois été moins meurtrière que les deux précédentes. Ces 817 décès de plus qu’attendu s’ajoutent aux 5.764 morts estimées du 17 juin au 2 juillet, aux 1.243 du 3 au 20 juillet et aux 95 lors d’un bref pic de chaleur avant l’été, du 24 au 28 mai.
Ce bilan est cependant voué à s’alourdir : les chiffres doivent encore être consolidés – leur collecte n’est pas terminée - et il ne prend pas en compte l’été entier – la période de surveillance va du 1er juin au 15 septembre.
« Cet été 2026 a été complètement inédit, avec des épisodes de canicule presque en continu », a souligné Guillaume Boulanger, responsable de l’unité qualité des milieux de vie, du travail et santé des populations à SpF. D’ordinaire, les jours de canicule représentent « autour de 5 % de l’été », cette année, « on sera nettement au-dessus », a-t-il prédit.
Près de la moitié des décès en surnombre survenus en trois jours
L’été 2026 a été, selon Météo-France, le plus chaud depuis 1900, devant les étés 2003, dont le lourd impact sanitaire, avec ses 15.000 morts, avait fait l’effet d’un électrochoc, mais aussi 2022.
Près de la moitié de ces décès en surnombre constatés en vingt-cinq jours de canicule sont survenus en trois jours, du 14 au 16 août, juste après les deux journées « les plus intenses » par leurs températures et survenues sur « la plus grande étendue du territoire », a précisé Robin Lagarrigue, chargé d’études scientifiques à SpF. L’excès de mortalité ne semble en revanche pas avoir été plus marqué à domicile : environ la moitié des décès ont été recensés à l’hôpital, contre 25 % à domicile et un peu plus de 20 % en Ehpad/maison de retraite.
Un bilan définitif est attendu début 2027. Les effets sanitaires ne se limitent pas aux seules canicules, une surmortalité étant généralement observée dès que la température quotidienne moyenne dépasse 25 °C.
20 Minutes avec AFP
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