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USA : La France priée de faire son mea-culpa pour obtenir l’agrément de son ambassadeur à Washington

2026-09-15 02:30:38 - Le mea culpa a été accueilli avec satisfaction à Washington. La Mission permanente de la France auprès des Nations unies à Genève a dit « regretter » dans un communiqué publié vendredi 11 septembre le message publié le 25 juillet dernier sur X, qui avait conduit à une brouille diplomatique avec les États-Unis. 

La représentation française à l’ONU avait remis en cause, dans ce tweet vu 2,9 millions de fois, l’engagement américain en faveur des droits humains après le vote des États-Unis contre le renouvellement pour quatre ans du mandat du Haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Volker Türk, très critique notamment envers les pratiques de l’ICE.
 
La réaction ne s’était pas fait attendre : les États-Unis avaient quitté une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU le 27 juillet, pour dénoncer les commentaires « hypocrites » de la France, au moment où l’ambassadeur français aux Nations unies Jérôme Bonnafont prenait la parole.
 
Puis, le département d’État américain avait bloqué la procédure d’agrément d’Aurélien Lechevallier, actuel directeur de cabinet du ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, pour le poste d’ambassadeur.
 
« Cette divergence ne concernait pas la défense des droits humains »
 
« La France et les États-Unis ont récemment adopté des positions divergentes lors d’un vote à l’Assemblée générale des Nations unies. Cette divergence portait sur un seul vote et ne concernait pas la défense des droits humains », a donc été contrainte d’écrire la mission vendredi sur son site, pour mettre fin à la brouille. D’après Le Monde, le communiqué a en effet été rédigé pour décrocher la levée du blocage américain.
 
« Les divergences d’opinions publiques sur un vote ne font pas obstacle à un dialogue étroit avec les États-Unis et ne remettent pas en cause notre alliance historique, ni notre capacité à œuvrer ensemble pour promouvoir la paix, la stabilité et la prospérité, y compris au sein des instances multilatérales », ajoute le texte.
 
Le communiqué a été salué par Washington. « Nous prenons note de la déclaration de la France et l’apprécions ; nous nous réjouissons de collaborer avec elle pour promouvoir nos valeurs et nos intérêts communs », a dit à l’AFP un responsable du département d’État sous couvert de l’anonymat.
 
En France, c’est le président qui procède aux nominations des ambassadeurs dans les pays étrangers. Mais pour exercer ses fonctions, l’ambassadeur doit également recevoir un agrément du pays hôte, qui fait l’objet d’une cérémonie très formelle.
 
S’agissant d’un ambassadeur de France aux États-Unis, l’agrément est habituellement une formalité.
 

Article de Lola Uguen-Le HuffPost / Photo: LUDOVIC MARIN / AFP

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