Ses sacs et voitures de luxe seront loin de suffire à rembourser ses victimes. Plusieurs biens de Truong My Lan, ancienne patronne d’un géant de l’immobilier au Viêt Nam condamnée pour une escroquerie à 38 milliards d’euros, sont actuellement vendus aux enchères dans le but d’indemniser les victimes dont l’argent a été détourné, rapporte ce jeudi 18 juin CNN.
Cette femme de 69 ans se serait enrichie personnellement à hauteur de 12 milliards d’euros dans cette affaire, et a été condamnée à mort par un tribunal vietnamien en décembre 2024, à moins qu’elle ne parvienne à rembourser les trois-quarts de la somme.
Elle doit 23,5 milliards d’euros à ses victimes
Sa peine a depuis été commuée en prison à perpétuité, après l’abolition de la peine de mort dans le pays pour huit crimes, dont le détournement de fonds. Elle doit cependant toujours rembourser les victimes à hauteur de 27 milliards de dollars, soit 23,5 milliards d’euros.
Pour y parvenir, la justice a ordonné la vente aux enchères de la plupart de ses biens de luxe. L’ensemble des fonds récoltés serviront en priorité à payer les frais liés à la vente, les frais juridiques de la condamnée, puis seront ensuite versés à l’Agence d’exécution des jugements de Hô Chi Minh-Ville, chargée de l’indemnisation des victimes. Selon son avocat Nguyen Thi Huyen Trang, Truong My Lan a d’ores et déjà payé près de 400 000 euros en remboursement de son dû.
Un yacht mis à prix 1,3 million d’euros qui peine à trouver preneur
Trois voitures de luxe ont ainsi été adjugées aux enchères au mois de mai : une BMW bleue pour 32 000 euros, une Lexus noire pour un peu plus de 25 000 euros, mais surtout une Maybach blanche mise à prix 231 000 euros. Elle a finalement été vendue près de 550 000 euros au plus offrant.
Deux sacs à main de luxe de la marque Hermès ont également été saisis pour être vendus, malgré la demande de Truong My Lan que ceux-ci soient épargnés pour être rendus à ses enfants et petits-enfants. Ces modèles Birkin, l’un acheté en Italie et l’autre offert par un homme d’affaires malaisien, ont été adjugés en ligne au prix de 470 000 euros.
Les autorités d’Hô Chi Minh-Ville ont également tenté, sans succès, de vendre le yacht de l’ex-patronne plus tôt dans l’année. Le « Revêrie Saïgon » peine à trouver preneur, malgré une remise en vente ce jeudi au prix de 1,3 million d’euros, de même que deux autres bateaux estimés à 125 000 euros.
Article de M. Ch.-Le Parisien / Photo:. STR / AFP
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