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Centrafrique : l'or reste le secteur du trafic le plus lucratif dans le pays. Comme chez le vieillard de 94 ans Paul Biya du Cameroun où c'est carrément le vol à ciel ouvert jusqu'à Doubaï, avec des fausses déclarations douanières bidon qui font mal au cerveau. Dixit AM

2026-06-11 09:31:55 - Armes, carburants, bois, médicaments… L'initiative mondiale contre le crime transnational organisé (GI-TOC) fait le tour des commerces qui favorisent les activités criminelles en Centrafrique dans un nouveau rapport rendu public ce mercredi 10 juin. Pour ces chercheurs, il ne fait aucun doute, l'or reste le trafic le plus lucratif. Un commerce dominé par les entreprises liées à Wagner qui exploitent notamment de manière industrielle l'or de la mine de Ndassima. 

Cinq tonnes d’or sont produites chaque année pour une valeur estimée d’environ 500 millions de dollars sur le marché international, pointe le rapport du GI-TOC publié le 10 juin 2026. Jusqu’à présent, des entreprises liées au groupe Wagner exploitaient et exportaient l’or.
 
« Notre nouveauté, c’est qu'on a trouvé maintenant qu’une partie de la production est en fait blanchie par les exportateurs officiels, notamment une société qui s'appelle Sigma Gold. Et cette entreprise a des liens de propriété aux Émirats arabes unis », explique Ruben de Koning, coauteur du rapport.
 
L’arrivée d’un nouvel acteur qui s’est traduite par une hausse significative des exportations officielles d’or de la Centrafrique. Sept tonnes ont été déclarées en 2025, près de dix fois moins que l’année précédente. « On pense que ce changement, cette formalisation de l'exportation d'or, et y compris l'or industriel, est liée à un transfert imminent de Wagner vers Africa Corps, ajoute-t-il. Comme vous le savez, c'est une force qui opère sous le ministre de la Défense russe. Et maintenant il y a une vision. Il y a des négociations en cours où l'État centrafricain devrait payer pour son déploiement de son budget propre, et donc il a besoin de revenus officiels. Et cela pourrait expliquer certains changements dans le secteur. »
 
Un secteur dont un large pan de fiscalité échappait jusqu’à présent aux caisses de l’État. Le GI-TOC estime qu’à Ndassima, ce sont plus de 7 millions de dollars de redevances annuelles qui n’ont pas été perçus.
 
RFI - Photo:d'illustration.REUTERS/Daniel Flynn Titre: AM

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