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Coupe du Monde. Quelles nations pourraient créer la surprise ?

2026-06-11 07:27:45 - Alors que la Coupe du monde passe à 48 équipes, le nombre de parcours surprises d’équipes inattendues pourrait se multiplier. Quatre d’entre elles auront une carte à jouer pour tenter de déjouer les pronostics : l’Équateur, l’Égypte, le Cap-Vert et l’Ouzbékistan. 

Pour la première fois de l’histoire la Coupe du monde 2026, va se disputer à 48 équipes. Et qui dit seize équipes supplémentaires par rapport aux sept éditions précédentes, dit proportionnellement plus de potentielles surprises. Après la Corée du Sud en 2002, le Paraguay en 2010, le Costa Rica en 2014, la Russie en 2018 ou encore le Japon en 2022, quelles pourraient être les sensations en Amérique du Nord cet été ? Voici deux outsiders et deux novices qui ont des raisons de croire en leurs chances.
 
La génération dorée de l’Équateur
 
Au rayon des équipes qui peuvent se prendre à rêver, l’Équateur dispose, sur le papier, d’un effectif à faire pâlir plus d’un adversaire. De quoi presque en faire le favori des outsiders pour certains. Évidemment emmené par ses deux défenseurs finalistes de la Ligue des champions, Piero Hincapié (Arsenal) et Willian Pacho (Paris Saint-Germain), sans oublier le milieu de terrain le plus cher de l’histoire Moisés Caicedo (Chelsea), le petit pays d’Amérique du Sud de 18 millions d’habitants dispose d’un jeune effectif talentueux (26,1 ans de moyenne d’âge, la troisième plus faible du Mondial), encadré par l’expérience du meilleur buteur de son histoire Enner Valencia (49 réalisations en 105 sélections). Auteur de trois buts en 2022 dont un doublé en ouverture contre le Qatar, le capitaine espérera cette fois emmener son équipe au-delà de la phase de groupe, ce qu’elle n’a réussi qu’une seule fois (8e de finale en 2006).
 
Membre du groupe E avec l’Allemagne, la Côte d’Ivoire et Curaçao, la 23e nation au classement Fifa s’est brillamment qualifiée en terminant deuxième de la zone Amérique du Sud et reste sur une série impressionnante de 18 matches sans défaite en ayant pourtant affronté le Maroc, les Pays-Bas, l’Argentine, le Brésil ou encore l’Uruguay ! En terminant premier ou deuxième, l’Équateur peut clairement avoir une chance d’aller loin dans le tableau final.
 
L’Égypte a un coup à jouer
 
La plus grande nation du football africain avec ses sept victoires à la CAN ne disputera que sa quatrième Coupe du monde cet été. Pire, l’Égypte n’y a jamais gagné un match. Une anomalie au regard de la place du football dans ce pays de 120 millions d’habitants. Mais cette fois-ci, les Pharaons ont une opportunité unique de marquer l’histoire de leur pays. Ne pas se qualifier dans un groupe G avec Belgique, l’Iran et la Nouvelle-Zélande ressemblerait même à un camouflet pour le quatrième de la dernière CAN.
 
D’autant qu’il pourrait bien s’agir de la dernière de l’icône Mohamed Salah sur la scène mondiale, lui qui s’était déjà posé des questions sur son avenir en sélection après l’élimination dès la phase de groupe en 2018. Malgré la forme déclinante de son capitaine, Hossam Hassan peut compter sur une base de joueurs expérimentés (11 à plus de 30 sélections) dont l’ogre national Al-Ahly est le principal pourvoyeur, ainsi que sur le talent de l’attaquant de Manchester City, Omar Marmoush.
 
Le Cap-Vert malgré un groupe très relevé
 
Dans un groupe H où l’Espagne et l’Uruguay semblent archi-favoris, le Cap-Vert peut-il tirer son épingle du jeu ? Avec la formule à 48 équipes qui offre la possibilité aux huit meilleurs troisièmes de rallier les 16es de finale, l’archipel lusitanophone de seulement 500 000 habitants peut croire en son étoile. Qualifiés devant le Cameroun avec une seule petite défaite au compteur en éliminatoires, les Requins Bleus ont déjà créé la surprise en décrochant leur premier billet pour le Mondial.
 
Mais en battant l’Arabie saoudite, troisième équipe du groupe, lors du dernier match de poule, ils pourraient même avoir une chance d’entrevoir la phase à élimination directe. Si les Saoudiens avaient fait sensation en étant la seule équipe à battre l’Argentine lors de l’édition 2022, ils vivent une période beaucoup plus délicate qui a conduit à l’éviction d’Hervé Renard. Alors pourquoi pas croire en un improbable exploit de la 69e nation au classement Fifa, composée d’une majorité de binationaux néerlandais, français et portugais.
 
L’Ouzbékistan de Cannavaro, curiosité du groupe K
 
Reprise par Fabio Cannavaro alors qu’elle était déjà qualifiée, la sélection ouzbèke sera à n’en pas douter une des curiosités de ce mondial à 48. L’ex-république soviétique disputera sa première Coupe du monde et aurait pu atterrir dans le groupe de l’équipe de France sans un imbroglio au moment du tirage au sort. Au lieu de cela, elle a hérité d’un groupe très dense avec le Portugal, la Colombie et la République démocratique du Congo, dernière qualifiée à l’issue du barrage intercontinental.
 
Mais la solidité défensive affichée en éliminatoires et le collectif de l’Ouzbékistan pourraient en surprendre plus d’un. L’ancien défenseur du RC Lens, Abdukodir Khusanov, recruté 40 millions d’euros par Manchester City l’été dernier, est le seul à évoluer dans un des cinq grands championnats. Mais le capitaine Eldor Shomurodov, star incontestée au pays passée par la Serie A et l’AS Roma, ou les jeunes talents ou son jeune coéquipier d’attaque à Basaksehir (Turquie), Abbosbek Fayzullaev, pourraient se révéler aux yeux du monde.
 
Article de Enzo Hesry - Ouest-France/Photo:JOHN THYS / AFP

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