2026-05-30 10:11:23 - Les parlementaires ghanéens ont adopté vendredi après-midi 29 mai une loi anti-LGBT+ parmi les plus répressives d'Afrique, qui doit désormais être ratifiée par le président John Mahama pour entrer en vigueur. Ce texte de loi répressif avait déjà été adopté auparavant par le parlement ghanéen, mais n'avait pas pu être définitivement adopté lors de la précédente mandature
Le texte sur « les droits sexuels et les valeurs familiales » est considéré comme l'un des plus répressifs du continent africain car il prévoit jusqu'à trois ans d'emprisonnement pour une personne ayant eu des relations homosexuelles, et entre trois et cinq ans pour la « promotion, le parrainage ou le soutien intentionnel d'activités LGBT+ ».
Cette loi avait déjà été adoptée à l'unanimité par le Parlement en février 2024, mais l'ancien président Nana Akufo-Addo, qui était en fonction jusqu'au 7 janvier 2025, n'avait pas signé le texte de loi, devenu caduque et qui nécéssitait donc un nouvel examen.
Le président doit encore ratifier le texte
Ce vendredi 29 mai 2026, le nouveau parlement ghanéen une nouvelle fois voté son adoption. Le projet de loi conserve ses dispositions initiales mais il prévoit désormais des dérogations pour certains professionnels. Ainsi, les avocats pourront représenter des personnes LGBT+ sans risquer d'être sanctionnés. De la même manière, les médias pourront traiter ces questions et les professionnels de santé pourront prodiguer des soins ou un accompagnement psychologique aux personnes LGBT+ sans être inquiétés.
Alors que plusieurs organisations de défense des droits humains dénoncent le contenu de ce texte, l'actuel chef de l'état John Mahama a apporté son soutien au projet de loi, qu'il doit encore définitivement ratifier.
RFI - Photo:Francis Kokoroko / Reuters
: Afrique Monde:

