2026-02-27 22:04:37 - Vendredi 27 février, le président américain a déclaré envisager une « prise de contrôle pacifique » de l’île communiste. Elle souffre particulièrement depuis l’arrêt, sous la pression américaine, des livraisons de pétrole vénézuélien, et des menaces de Washington de frapper de droits de douane tout pays lui vendant du pétrole.
Donald Trump a déclaré vendredi 27 février 2026 envisager une « prise de contrôle pacifique » de Cuba, sans préciser les modalités d’une telle opération, au moment où Washington met la pression sur les dirigeants de l’île communiste.
« Le gouvernement cubain parle avec nous, et ils ont de très gros problèmes, comme vous le savez. Ils n’ont pas d’argent, ils n’ont rien en ce moment, mais ils parlent avec nous et peut-être que l’on verra une prise de contrôle pacifique de Cuba », a déclaré le président américain à la presse au moment de quitter la Maison-Blanche pour un déplacement au Texas.
Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, avait déclaré mercredi que Cuba devait « changer radicalement », peu après que les États-Unis avaient infléchi, à des fins humanitaires, leurs restrictions à l’exportation de pétrole vers l’île, où sévit une grave crise économique.
Cuba, une « menace exceptionnelle »
Les États-Unis imposent depuis janvier un blocus énergétique à Cuba, invoquant la « menace exceptionnelle » que ferait peser sur la sécurité nationale américaine cette île communiste située à seulement 150 km des côtes de la Floride.
Marco Rubio s’exprimait lors d’un sommet des chefs de gouvernement de la Communauté caribéenne (Caricom), dans l’archipel de Saint-Kitts-et-Nevis.
Selon le Miami Herald, des responsables américains proches du secrétaire d’État ont rencontré mercredi Rodriguez Castro, petit-fils de l’ex-dirigeant cubain Raúl Castro, en marge de ce sommet de la Caricom.
Rodriguez Castro n’a pas de fonctions officielles au sein du gouvernement cubain, mais est considéré comme une figure influente sur l’île.
Le média Axios avait déjà rapporté la semaine dernière que Marco Rubio, né aux États-Unis mais dont les parents sont d’origine cubaine, avait eu des échanges avec Rodriguez Castro, court-circuitant ainsi le gouvernement cubain.
Ouest-France / Photo:ANDREW HARNIK / Getty Images via AFP
: Afrique Monde:

