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France: François Hollande parle d'impossible réparation de l'esclavage

2013-05-11 06:28:31 - François Hollande a souligné vendredi "l'impossible réparation" des ravages de l'esclavage, "outrage fait par la France à la France", à l'occasion de la journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions.

Cette question a été ravivée par le Conseil représentatif des associations noires (Cran), une association qui poursuit la Caisse des dépôts en justice pour avoir, selon elle, tiré profit de l'esclavage en recueillant notamment la "rançon" imposée à Haïti pour son indépendance.

Evoquant "l'impossible réparation" de la traite négrière, François Hollande a cité le poète antillais Aimé Césaire, dont on célèbre cette année le centième anniversaire de la naissance.

"'Il y aurait une note à payer et ensuite ce serait fini ? Non, ce ne sera jamais réglé'", a dit le président français, en écho à cette figure de la vie martiniquaise, célébrée au Panthéon, non loin des jardins du Luxembourg où se tenait la cérémonie.

"L'histoire ne s'efface pas. On ne la gomme pas", a-t-il ajouté. "Elle ne peut faire l'objet de transactions au terme d'une comptabilité qui serait en tous points impossible à établir. Le seul choix possible, le plus digne, le plus grand, le plus responsable, c'est celui de la mémoire, c'est la vigilance, c'est la transmission."

Le chef de l'Etat s'exprimait en présence de la ministre de la Justice, Christiane Taubira, qui est à l'origine de la loi de 2001 reconnaissant l'esclavage comme un crime contre l'humanité.

Le président du Cran a critiqué ces déclarations.

"Tout crime appelle réparation, et quand on refuse la réparation, c'est qu'on refuse qu'il y ait eu véritablement crime. Il faut une réparation globale : morale, culturelle, financière, symbolique, matérielle", a dit Louis-Georges Tin à des journalistes.

Haïti a acquis son indépendance en 1804 contre les troupes de Napoléon Bonaparte, mais la France a alors exigé un tribut financier pour indemniser ses colons. Haïti a payé de 1825 à 1946 « des sommes équivalentes à 21 milliards de dollars », selon M. Tin. C’est la CDC qui a encaissé cet argent, a-t-il souligné

alterinfo


 

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