
2013-01-31 08:29:55 - Les années se suivent mais ne se ressemblent pas pour la Zambie ! La 3ème et dernière journée du groupe C a accouché d’une immense surprise, mardi dernier au Mbombela Stadium de Nelspruit. Les Chipolopolos, tenants du titre, ont été éliminés de la compétition après un nul concédé devant le Burkina Faso (0-0). Itinéraire d’une équipe programmée pour échouer.
Insipide et sans relief ! Pour son 3e et dernier match dans cette poule C, la Zambie n’a pu obtenir de meilleur résultat qu’un match nul face aux Etalons (0-0), au terme d’une rencontre qui a atteint un niveau de jeu d’une rare faiblesse.
On avait donc raison de dire que le champion d’Afrique en titre avait un pied dehors avant le dernier tournant de cette phase de poule puisque les « Boulets de cuivre » ont été incapables de forcer le destin face au Burkina Faso, concédant un troisième nul en 3 matches qui les renvoie droit à Lusaka.
Les poulains d’Hervé Renard sortent donc par la petite porte après avoir surpris toute la Planète Foot, il y a un an en Guinée équatoriale et au Gabon où ils avaient déjoué tous les pronostics.
Là, ils semblent être revenus à un niveau beaucoup plus conforme à leur valeur. Toute chose qui confirme l’analyse d’avant match faite par Joseph-Antoine Bell sur les ondes de Radio France international (Rfi) : « la Zambie n’est pas assez outillée pour servir de fer de lance au football africain ».
Ce n’était pourtant pas les enjeux qui manquaient dans ce groupe C où les quatre équipes pouvaient encore se qualifier. Dès le coup d’envoi, le ton est donné par un coup franc d’Alain Traoré, repoussé en catastrophe par le portier zambien Kennedy Mweene à la 2e minute.
Seule action qu’allait avoir le milieu de terrain de Lorient car dans la foulée, il se plaignait de douleurs à la cuisse gauche, avant de demander à être remplacé et quitter ses coéquipiers sur la civière à la 8e minute.
Un coup du sort qui refroidit les ardeurs de Paul Put, qui n’étaient pas les seuls malchanceux car Davis Nkausu (15e) quitte lui aussi le terrain côté zambien. Une entame de match dans une atmosphère particulière qui a empêché les 22 acteurs de se livrer totalement.
Le jeu se cantonne au milieu du terrain et il faut attendre un tir de Mayuka sur le portier burkinabé (17e) pour voir le public frissonner. Seule véritable action à se mettre sous la dent car pour le reste, la partie tombe dans un faux rythme et aucune équipe ne parvient à prendre le dessus sur son adversaire.
Réussite
C’est logiquement que la mi-temps arrive, sous quelques sifflets, vu la faible prestation proposée. Un match nul sur tous les plans, à la moitié du temps qui n’assure pas forcément les Zambiens d’être qualifiés. Pas de quoi effectuer des changements pour Hervé Renard, qui a choisi de garder les mêmes joueurs sur le terrain au retour des vestiaires.
La réelle action dangereuse intervient peu avant l’heure de jeu, sur une tête hors du cadre de Mbesuma, à la suite d’un corner. Pour le reste, la partie reste aussi apathique et seul Rainford Kalaba donne quelques sueurs froides au gardien burkinabé, avec frappe de peu à côté du but (74e).
Kaboré faisait à peine mieux quelques instants plus tard, sans plus de réussite (80e). Le scénario catastrophe va alors se produire pour les Chipolopolos lorsque dans l’autre rencontre, Ethiopie - Nigeria, Victor Moses donne l’avantage aux Super Eagles sur un penalty.
Un but qui vient sceller le sort de la Zambie dans la compétition. Moses s’offre même un doublé, sur un nouveau penalty, pour assurer la victoire nigériane et la qualification par la même occasion.
C’en est fini des espoirs d’Hervé Renard et de sa bande. Il n’y aura pas cette fois d’épopée sud-africaine comme cela avait été le cas lors de l’édition 2012 au Gabon et en Guinée équatoriale, où l’équipe avait déjoué tous les pronostics pour aller décrocher le titre continental.
Avec trois matchs nuls au compteur, la Zambie qu’on attendait plus flamboyante quitte malheureusement la compétition en laissant l’impression de ne pas avoir montré tout son potentiel, mais surtout en étant que l’ombre de celle de 2012.
C’est la première fois depuis 1992, et l’élimination de l’Algérie, que le tenant du titre ne parvient pas à passer l’obstacle des poules lors de l’édition suivante. De son côté, le Burkina Faso renoue avec les quarts de finale, 13 ans après et devrait à priori se frotter au vainqueur du match entre la Tunisie et le Togo.
Christian TCHAPMI
: Afrique Monde


